Le choix d’une famille d’accueil n’est pas une sinécure ; nous n’insisterons jamais assez sur la chance de pouvoir appuyer notre action sur le réseau constitué par les églises locales, soit notre principal pour ne pas dire unique "pourvoyeur" en matière de d’observation des besoins.

Avec le recul, nous constatons que certains placements d’enfants ont posé problème ; forts de ces expériences, nous avons examiné chaque situation avec encore plus d’attention, d’une part pour notre propre travail qui s’en trouve renforcé dans notre collaboration avec la famille d’accueil, et d’autre part en raison de notre responsabilité et de notre crédibilité auprès du Ministère de la Population ou encore de Mme le Juge des enfants qui délivre une ordonnance de placement pour certains enfants.

Il va sans dire que même si la notoriété grandissante de l’association joue en notre faveur, la réussite d’un placement en revient essentiellement à la dynamique du réseau en amont et au travail de suivi en aval.

Accueil d’enfants orphelins, abandonnés ou en grande difficulté

Lors de la prise en charge d’enfants en famille d’accueil, il s’agit à chaque fois d’un véritable sauvetage ; ces enfants étant tous malnutris, sujets à maladies et parfois exposés à la mort ; cela peut nous paraître insupportable, mais c’est dans l’ordre des choses dans un pays en voie de développement comme Madagascar ; bien qu’on ne puisse jamais s’y habituer, une attitude responsable devant tant de détresse est celle d’accepter le fait de ne pas se comporter en « sauveur », ce qui signifie que parfois, lorsqu’une une famille d’accueil fait défaut, il faut s’abstenir à son corps défendant d’intervenir.

Pourtant jusqu’à ce jour, nous n’avons jamais fait l’expérience de devoir refuser de placer un enfant dans une famille d’accueil, grâce notamment à l’extension de notre réseau qui progresse au même rythme que la demande, voire avec une légère longueur d’avance, soit une famille de réserve pour les cas d’urgence. Il est important de relever qu’il s’agit pour chaque cas d’un véritable sauvetage ; ces enfants étant souvent malnutris, sujets à maladies et systématiquement non scolarisés.

Leur prise en charge en famille d’accueil répond efficacement aux critères dits de première nécessité, à savoir : l’encadrement, la nourriture, l’habillement, le couvert et la scolarisation pour les plus grands.

Recherche de familles d’accueil

La recherche des familles d’accueil se fait dans la sphère de quelques églises locales, et/ou par le "bouche-à-oreille". On pourrait s’attendre à voir le réservoir des familles d’accueil s’épuiser à défaut d’élargir le champ de recherche, mais tel n’est pas le cas. Nous avons régulièrement plusieurs demandes en attente, et la question de l’élargissement ne se pose pas en terme de recherche active. Ce serait plutôt les démarches administratives qui représentent le facteur principal du ralentissement des placements.

Plus que jamais, ce sont les églises et les pasteurs qui constituent des références fiables dans le choix des familles. Il va sans dire que d’autres filières peuvent être prises en considération, mais la question n’est pas immédiatement d’actualité ; il est cependant nécessaire de rester attentif à de nouvelles pistes, sachant que les besoins sont grands, et que notre concept ne peut fonctionner que dans le cadre limité de nos ressources humaines et financières.



Le suivi des enfants et des familles d’accueil

Rigueur et régularité dans le suivi des enfants et des familles d’accueil sont la base de notre travail sur le terrain ; pour une trentaine de familles qui sont concernées et pour autant d’enfants placés. Environ une semaine avant chaque début de mois, chaque famille est informée par sms de la visite mensuelle par le délégué selon un planning préétabli ; chacune d’elle a la possibilité de demander à changer la date de la visite. Chaque mois donc, le suivi est assuré tant au niveau de la prise en charge de l’enfant, que du remboursement lié au microcrédit. En effet, à chaque visite correspond le remboursement mensuel du prêt accordé lors de la mise en œuvre du projet socio-économique associé au placement d’un enfant, soit la somme d’environ 7.-CHF / mois par contrat sur 5 ans renouvelable.

Avec la crise economique qui sevit depuis quelques années, la periode de remboursement de 5 ans s'avère être trop longue pour certaines familles d'accueil; la "parade" a été trouvée en raccourcissant la periode de prêt de 5ans à 2ans 1/2, et en octroyant un prêt diminué de moitié. La possibilité d'un renouvellement du prêt demeure toujours possible.

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